À quel point as-tu marché librement
avec ceux qui n’avaient pas le droit
de tenir ta main ?
Combien de regrets ressens-tu,
après avoir obéi à celui
que l’on t’avait appris à voir comme « oncle » ?
Celui qui, d’une manière glaciale,
laissait des traces dans ton cœur,
oubliant sa propre soif,
mais marquant la tienne.
Combien de fois as-tu tracé
un point dans l’espace vide de ton cœur
pour compter les regrets ?
As-tu commencé à compter
après que la bête ait creusé
sous tes défenses ?
Après celui qui ne faisait que presser
les murs de ton silence ?
Vingt, soixante, cent points
pour combler un vide profond.
Peux-tu me dire combien de points
te restent à tracer pour combler ton absence,
si tu as juré
d’ensevelir ta voix ?

