6333 Bd Décarie, Montréal, QC

Il n’y avait aucune raison d’écrire heureux

Happy Home

Quand tu as mentionné maison, les souvenirs semblaient s’être effacés.

Son odeur était oubliée,

la manière dont elle se brisait en lettres flottantes :

M

A

I

S

O

N

fut rappelée.

Comment nous étions nourris uniquement

pour les vers dans nos tombes,

pour que son obscurité nous enveloppe doucement.

Je ne suis né ni avec une cuillère en argent,

ni ne savais ce qu’était une guerre douce

jusqu’à ce que

mes rêves s’effacent

et que les souvenirs commencent à être réduits au silence

par la terre

où ils avaient été nourris.

La maison était plus terrible que la gueule d’un requin.

Je l’aimais.

J’absorbais la douleur qui y coulait… pourtant ! son acidité avait toujours un goût de bonbon.

Ces temps-là,

moments sombres,

cœurs saignants.

Je les voulais,

ces moments de bonheur ironique,

ces souvenirs que j’ai brûlés,

pour ce qui ne pourrait jamais être comme la maison,

pour des mensonges qui me faisaient peur.

Je les ai tous perdus

à ce qu’ils peignaient de la maison… émeute.

Et j’ai oublié que la maison

est l’endroit où mon histoire a commencé.

Pourquoi aurais-je écrit heureux alors que ma plume ne saignait pas au sujet de la MAISON ?